Estimateur de la charge de travail des étudiants

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Un article de blog qui décrit la genèse de cet estimateur, ainsi que certaines de ses utilisations potentielles, peut être lu ici (en anglais).
 

Précisions sur l’estimation

Fait quelque peu surprenant, il y a très peu de recherche sur la durée moyenne nécessaire pour achever des tâches courantes pour un étudiant universitaire. Nous avons des estimés auto déclarés (livre en anglais) sur combien de temps ils passent sur des travaux académiques en dehors des heures de classe (12-15 heures), mais nous en savons peu sur la qualité et la quantité de travail produit pendant cet intervalle de temps (encore moins comment ce temps est consacré aux différentes tâches). Nous savons pas mal de choses sur comment les étudiants s’attaquent aux tâches universitaires les plus communes (article en anglais), mais ces études demandent rarement aux étudiants de rapporter combien de temps cela leur prend pour compléter la tâche (que ce soit de lire un livre, rédiger un texte, ou étudier pour un examen). La littérature expérimentale nous fournit quelques pistes de réponses (puisqu’un instrument de conception valide dépend des données sur la vitesse moyenne des candidats complétant un examen), mais il est difficile de généraliser à partir de tests à enjeux élevés et chronométrés vis-à-vis l’expérience de travailler sur un devoir dans le confort de votre résidence. Bien qu’il existe une littérature considérable sur la lecture, sa raison et son objectif ces expériences sont très différentes de ce qu’un étudiant universitaire peut typiquement rencontrer.

Tout ça pour dire que les estimations ci-dessus sont justement cela : des estimations.

Pour en arriver à nos estimations, nous avons débuté avec ce que nous connaissions de la littérature et ensuite nous avons combler les écarts avec quelques hypothèses clés. Le détail de nos calculs sont présentés ci-dessous. Si vous trouvez toujours nos hypothèses déraisonnables, cependant, l’estimateur vous permet d’ajuster manuellement notre estimation du rendement. Nous accueillons également volontiers ceux qui possèdent des connaissances de recherche sur lesquels nous ne sommes pas au courant pour suggérer des améliorations.

Volume de lecture

De tous les travaux que peuvent effectuer les étudiants en dehors des heures de classe, nous en connaissons davantage sur leurs compétences en lectures. Les éducateurs, psychologues de la cognition, et linguistes ont étudié comment les êtres humains lisent depuis plus d’un siècle. Un des meilleurs résumé de cette littérature abondante est la récente publication du regretté Keith Rayner "So Much to Read, So Little Time: How Do We Read, and Can Speed Reading Help?" L’idée principale de cet article (avec le résumé de la littérature qu’il procure) est que personne ne peut lire à un rythme constant. Nous utilisons plutôt des rythmes variés qui dépend de la difficulté et du propos de la tâche de lecture. (Rayner et al., 2016; Love, 2012; Aronson, 1983; Carver, 1983, 1992; Jay and Dahl, 1975; Parker, 1962; Carrillo and Sheldon, 1952; Robinson, 1941). Une autre idée évidente (mais rarement avouée) est que la vitesse de lecture basée par page peut varier selon le nombre de mots écrits sur la page. Par conséquent, notre estimateur assume que la vitesse de lecture sera en fonction de trois facteurs : 1) densité par page, 2) degré de difficulté du texte, et 3) l’objectif de la lecture. Par souci de simplicité, nous avons limité les variations dans chaque facteur à trois niveaux possibles.

Nombre de mots par page*

  • 450 mots : Typique d’un livre de poche, de même qu’un article d’un journal académique avec des pages de 6" x 9".

  • 600 mots : Typique des pages de monographie académique.

  • 750 mots : Typique des pages d’un manuel scolaire dont 25% sont des images, de même que les articles académiques contenant deux-colonnes de la grandeur des pages.

* Les estimations ont été déterminées par échantillonnage direct des textes dans notre collection personnelle.

Degré de difficulté du texte

  • Aucun nouveau concept : Le lecteur connait le sens de chaque mot et possède suffisamment de connaissances de base pour comprendre immédiatement les idées exprimées.

  • Certains nouveaux concepts : Le lecteur est peu familier avec la signification de certains mots et ne possède pas assez de connaissances de base pour comprendre immédiatement certaines idées exprimées.

  • Plusieurs nouveaux concepts : Le lecteur est peu familier avec la signification de plusieurs mots et ne possède pas assez de connaissances de base pour comprendre immédiatement la plupart des idées exprimées.

Objectif de la lecture

  • Examiner : Lecture pour sonder les idées principales; c’est OK de passer par-dessus des sections entières du texte.

  • Comprendre : Lecture pour comprendre le sens de chaque phrase.

  • Se questionner : Lecture tout en travaillant des problèmes, en tirant des conclusions, en se questionnant, et en évaluant.

Ce que nous avons de la recherche

  • La vitesse de lecture optimale pour un adulte expérimenté en lecture (incluant les étudiants universitaires) est environ de 300 mots par minute. Cela suppose un environnement "normal" de lecture dans lequel il n’y a pas de nouveau mot ou de concept dans le texte et que l’objectif de la lecture est de comprendre le sens de chaque phrase (Rayner et al., 2016; Carver, 1982).

  • Les adultes peuvent lire plus vite que 300 mots par minute, mais si l’objectif est de comprendre le sens des phrases, une vitesse plus grande que 300 mots par minute réduit le niveau de compréhension de façon linéaire (Zacks and Treiman, 2016; Love, 2012; Carver, 1982).

  • La vitesse par défaut des étudiants universitaires dans ces conditions normales peut varier entre 100 et 400 mots par minute (Rayner et al., 2016; Siegenthaler et al., 2011; Acheson et al., 2008; Carver, 1982, 1983, 1992; Underwood et al., 1990; Hausfeld, 1981; Just and Carpenter, 1980; Jay and Dahl, 1975; Grob, 1970; McLaughlin, 1969; Robinson and Hall, 1941).

  • Il n’y a pas de vrai limite maximale pour la lecture rapide, mais en moyenne un étudiant universitaire parcoure les principaux concepts à une vitesse entre 450 et 600 mots par minute (Rayner et al., 2016; Carver 1992; Just and Carpenter, 1980; Jay and Dahl, 1975).

  • Lorsque les conditions de lecture sont plus difficiles (c.-à-d., avec quelques nouveaux mots et concepts), la vitesse optimale de lecture diminue à 200 mots par minute (Carver, 1992).

  • Dans des conditions où l’objectif est de mémoriser le texte pour une utilisation ultérieure, la vitesse optimale de lecture diminue encore davantage à 138 mots par minute ou plus bas (Carver, 1992).

  • Bien que ceci n’est pas été mesuré (à notre connaissance), les experts en lecture soutiennent qu’il est parfaitement raisonnable que la vitesse de lecture diminue à moins de 50 mots par minute si l’objectif est de se questionner face au texte (Parker, 1962).

Ce que nous ne savons pas, mais pouvons déduire et/ou stipuler

  • Étant donné que les vitesses de lecture mentionnées ci-haut ont été découvertes dans des conditions de laboratoire, lorsqu’on demande à des sujets de performer dans un court laps de temps, à des intervalles précis, nous assumons que la vitesse de lecture se fait dans des conditions réelles, lorsque les étudiants font de la lecture pour une période de temps prolongé avec des pauses périodiques, la vitesse sera légèrement plus lente.

  • Puisqu’il n’y a pas de recherche sur le temps requis pour se questionner par rapport aux textes, nous assumons que la vitesse serait similaire aux vitesses enregistrées quand on demande aux étudiants de mémoriser un texte pour utilisation ultérieure. Bien que ces tâches soient incroyablement différentes, les deux requièrent de porter attention aux détails avec une assimilation supplémentaire. Si tel est le cas, nous supposons que de mettre sur le même piédestal ces deux vitesses sous-estiment grandement le temps requis pour s’investir dans un texte (pour un exemple du type de lecture qui est susceptible de prendre plus de temps à lire que de mémoriser, voir l’annexe (en anglais) de Perry et al., 2015).

  • Si l’objectif de la lecture demeure le même, le changement dans la vitesse de lecture à travers le texte et son degré de difficulté est linéaire.

  • Le taux de variation de la vitesse de lecture à travers le texte et son degré de difficulté est le même que celui des objectifs de lecture.

La combinaison de ce que nous savons avec ce que nous supposons nous permet de construire le tableau suivant des taux de lecture estimés (avec les taux sur lesquels nous avons le plus confiance en jaune) :

  450 mots (Format poche) 600 mots (Monographie) 750 mots (Manuel)
Examiner - Aucun nouveau concept (500 mots par minutes). 67 pages par heure 50 pages par heure 40 pages par heure
Examiner - Certains nouveaux concepts (350 mots par minutes). 47 pages par heure 35 pages par heure 28 pages par heure
Examiner - Plusieurs nouveaux concepts (250 mots par minutes). 33 pages par heure 25 pages par heure 20 pages par heure
Comprendre - Aucun nouveau concept (250 mots par minute). 33 pages par heure 25 pages par heure 20 pages par heure
Comprendre - Certains nouveaux concepts (180 mots par minute) 24 pages par heure 18 pages par heure 14 pages par heure
Comprendre - Plusieurs nouveaux concepts (130 mots par minute) 17 pages par heure 13 pages par heure 10 pages par heure
Se questionner - Aucun nouveau concept (130 mots par minute) 17 pages par heure 13 pages par heure 10 pages par heure
Se questionner - Certains nouveaux concepts (90 mots par minute) 12 pages par heure 9 pages par heure 7 pages par heure
Se questionner - Plusieurs nouveaux concepts (65 mots par minute) 9 pages par heure 7 pages par heure 5 pages par heure

 

Vitesses de rédaction

Tristement, nous en savons moins sur la vitesse de rédaction des étudiants que sur la vitesse de lecture. Ceci est sans doute parce que la vitesse de rédaction varie encore plus fortement que la vitesse de lecture. Néanmoins, nous avons trouvé au moins un article de recherche qui nous donne un point de départ. Dans "Individual Differences in Undergraduate Essay-Writing Strategies", (en anglais) Mark Torrance et ses collègues démontrent (parmi d’autres choses) que 493 étudiants rapportent avoir passé en générale entre 9 à 15 heures sur la rédaction d’un texte de 1500 mots. Dans ces travaux de rédaction, les étudiants devaient produire une « description critique et débattre sur des thèmes psychologiques » en utilisant au moins une source externe. Torrance et ses collègues démontrent également que les étudiants qui passent le moins de temps à la rédaction rapportaient ne pas utiliser de plan de travail, alors que ceux qui passaient le plus de temps à la rédaction rapportaient de nombreuses ébauches, accompagnées d’un plan de travail précis et détaillé. Et les étudiants qui passaient le plus de temps à la rédaction ont reçu des notes plus élevées que ceux qui y avait passé le moins de temps (Torrance et al., 2000).

Bien que l’échantillon de cette recherche est considérable, nous ne devrions pas trop tirer des conclusions d’un seul résultat d’étudiants qui ont eux-mêmes rapportés le ces données par rapport à un seul devoir provenant d’une même institution. Mais pour en arriver à nos estimations, nous devons. Les utilisateurs devraient simplement être avisés que le tableau ci-dessous est de loin plus spéculatif que nos estimations de vitesses de lecture. Et que le temps que vos étudiants passent sur ces tâches est susceptible de varier de ces estimations de façon significative.

Avec la vitesse de lecture, nous assumons que la vitesse de rédaction varie en fonction de différents facteurs. Les trois que nous prenons en considération sont 1) densité de la page, 2) forme littéraire du texte, 3) degré d’élaboration du plan de travail et la révision.

Nombre de mots par page

  • 250 mots : Double interligne, Times New Roman, 12-taille de la police, 1" Marges
  • 500 mots : Simple interligne, Times New Roman, 12-taille de la police, 1" Marges

Forme littéraire

  • Réflexion/Narratif : Rédactions qui requiert peu de planification ou de se questionner par rapport avec le contenu 
  • Débat : Rédactions qui requiert de se questionner par rapport au contenu du texte et un plan de travail détaillé, mais pas à l’extérieur de la recherche
  • Recherche : Rédactions qui requiert un plan de travail détaillé, à l’extérieur de la recherche, et qui requiert de se questionner sur le contenu du texte

Rédaction et révision

  • Aucune révision : les étudiants doivent soumettre leurs rédactions sans aucune révision. 
  • Une seule révision : les étudiants doivent soumettre leurs rédactions avec une seule révision.
  • Plusieurs révisions : les étudiants doivent soumettre leurs rédactions révisées de multiple fois.

Ce que nous assumons pour arriver à nos estimations

  • Les résultats de l’étude de Torrance sont raisonnablement exacts.

  • L’exercice dans l’étude fait partie de la forme littéraire « débat ». Il est difficile d’interpréter davantage sans des détails supplémentaires, mais une « description et une discussion critique » semble impliquer plus qu’une réflexion. Et bien qu’une référence externe a été requise, trouver et utiliser une unique référence est loin en dessous des exigences d’un article traditionnel de recherche.

  • Les étudiants écrivent à un rythme constant. C’est-à-dire, que nous assumons qu’un étudiant qui écrit le même type de rédaction prendra exactement deux fois plus de temps à rédiger 12 pages de texte que s’il rédigeait un texte de 6 pages. Il y a de bonnes raisons de croire que cette hypothèse est irréaliste, mais puisque nous n’avons aucun moyen de savoir de combien la vitesse peut varier durant la rédaction d’un texte, nous assumons la constance.

  • Les étudiants passeront moins de temps à rédiger un texte de réflexion ou narratif qu’ils n’en consacrent à bâtir une rédaction de débat (en assumant le même degré pour le plan de travail et la révision). Pour simplifier, nous assumons qu’ils prendront exactement la moitié du temps. Il est peu probable que ce soit aussi linéaire, mais nous n’en savons pas suffisamment pour formuler une hypothèse plus précise.

  • Les étudiants passeront plus de temps à rédiger un texte de recherche qu’ils n’en consacrent à bâtir une rédaction de débat. Encore une fois, pour simplifier, nous assumons qu’ils prendront exactement le double du temps. C’est peu probable d’être aussi linéaire, cependant ce temps peut varier fortement par la quantité de lecture que l’étudiant fait à l’extérieur et de la difficulté des sources auxquels il s’attaque.
  250 mots (double interligne) 500 mots (simple interligne)
Réflexion/Narratif - Aucun plan de travail 45 minutes par page 1 heure 30 minutes par page
Réflexion/Narratif - Plan de travail minimal 1 heure par page 2 heures par page
Réflexion/Narratif - Plan de travail détaillé 1 heure et 15 minutes par page 2 heures et 30 minutes par page
Débat - Aucun plan de travail 1 heure et 30 minutes par page 3 heures par page
Débat - Plan de travail minimal 2 heures par page 4 heures par page
Débat - Plan de travail détaillé 2 heures et 30 minutes par page 5 heures par page
Recherche - Aucun plan de travail 3 heures par page 6 heures par page
Recherche - Plan de travail minimal 4 heures par page 8 heures par page
Recherche - Plan de travail détaillé 5 heures par page 10 heures par page

Bibliographie

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